L'hyperactivité chez l'enfant, l'importance des micro-nutriments

Mis à jour : 13 août 2020


Il court, bouge sans cesse, fait des "bêtises", éprouve des difficultés à se concentrer en classe... souvent étiqueté comme "un enfant difficile", "capricieux", "dans la lune", l'enfant hyperactif est surtout touché par un trouble, qui une fois diagnostiqué, nécessitera un accompagnement adapté.

Les troubles hyperactifs ne sont, malheureusement, pas toujours bien compris, et fortement soumis aux préjugés ! La frontière entre santé et éducation est alors bien mince... face à des parents souvent démunis.


Hyperactivité et les déficits nutritionnels


Plusieurs déficits micro- nutritionnels sont observés chez l' enfant hyperactif et il est important de favoriser une alimentation enrichie en micro-nutriments et adaptée à leurs besoins.

Une mauvaise synthèse de la dopamine, une perturbation dans la transmission des voies dopaminergiques et le fragile équilibre est rompu. L'impatience, l'impulsivité, les troubles de l'attention et l'agitation motrice s'installent.


Voyons quels micro-nutriments seront à favoriser dans cette prise en charge :



Le magnésium


Le fameux magnésium, pilier dans la régulation de l'influx nerveux et la libération des neurotransmetteurs dans le cerveau, sa haute concentration est indispensable ! En effet, sa carence entraîne, entre autre, une hyperexcitabilité des cellules. Dans le cadre d'un enfant anxieux, stressé, et dont l'apport alimentaire sera insuffisant, ou si celui élimine fortement son magnésium par les reins, les apports devront être augmentés, par l'alimentation ou avec une supplémentation adaptée.

On trouve des sources de magnésium dans :


- Les fruits : Les bananes, le cassis

- Les oléagineux : noix, amandes, noisettes, noix d'amazonie, noix de cajou

- Les fruits secs : abricots secs, figues

- Les légumineuses : les haricots blancs

- Certains super aliments : la spiruline ou le germe de blé


Ces aliments devraient être consommés avec une source de vitamine B6 afin que l'assimilation du magnésium soit optimale (viandes blanches, pommes de terre, pois chiches etc...)



Le fer


Un dosage de la ferritine sera intéressant également intéressant pour éventuellement apporter une supplémentation. En effet le fer aura un rôle très important dans la synthèse des neurotransmetteurs, la concentration, le tonus physique et psychique. Il sera également garant d'une bonne immunité. Les carences sont généralement observées chez les enfants consommant peu de viandes, de légumineuses, de poisson.


L'iode


La thyroïde sera également à vérifier lors d'un bilan sanguin. Un dysfonctionnement de cette glande peut résulter d'une carence en iode, affectant les performances intellectuelles. Un dosage urinaire déterminera si un supplémentation orale sera nécessaire. A noter que l'iode est naturellement présent dans : les poissons, les crustacés, les algues...



Les omégas 3


On conseille une consommation d'oméga 3 quotidienne à 1 cuillère à soupe par jour, minimum !

Ces acides gras poly-insaturés interviennent également dans l'apprentissage, la concentration, l'équilibre émotionnel. Ils sont garant d'une bonne fluidité des membranes cellulaires . Or, rare sont les personnes qui en consomment suffisamment, et encore moins nos enfants. Ils sont présents dans : les huiles végétales (lin, colza, cameline), les poissons gras (saumon, sardines, maquereaux)



La tyrosine


Précurseur de la dopamine, le neurotransmetteur de la motivation, cet acide aminé essentiel interviendra dans la concentration et la mémorisation. Il se trouve surtout dans les protéines animales, mais il peut être pris en complément, sur conseil de votre naturopathe. La tyrosine devra être présente dans les repas du matin, on apportera donc des œufs, du jambon, du fromage blanc, yaourts, bananes, oléagineux lors du petit déjeuner.

Les enfants présentant des troubles intestinaux chroniques ou des intolérances alimentaires assimilerons moins bien la tyrosine.

Mon conseil


Apporter une alimentation saine et adaptée peut rapidement devenir un casse-tête pour tous les parents. Entre les goûts de chaque enfants (rarement orientés vers les légumes :-), les repas non-contrôlés en restauration collective, il est difficile de savoir si son enfant bénéficie de tous les nutriments et micro-nutriments indispensables. Là encore, l'adaptation au cas par cas sera indispensable. Le quotidien de l'enfant, ses goûts, son état émotionnel, son absorption intestinale, ses éventuelles intolérances, faiblesses immunitaires... seront autant d'indices à prendre en compte pour orienter au mieux la prise en charge naturopathique.


La supplémentation sera souvent nécessaire, car plus facile à mettre en place. Cependant, on peut également penser qu'à terme, les conseils en alimentation permettront à l'enfant de se construire des bases solides afin de pouvoir aiguiser son palais, ses goûts et savoir ce qui est bon pour lui. Après tout, la nutrition cela s'apprend aussi....;-)

Cécile Briguet

Votre naturopathe



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